Par Charles Pistre, député du Tarn honoraire
Mardi 28 oc
tobre 2008
"L’effort de réflexion des 21 contributions, puis la réunion en 6 motions pour prélude à la définition d’une ligne politique claire, autant de points positifs pour le Congrès de Reims.
Lors de la réunion de la section de Gaillac, le 15 octobre, cela s’est confirmé avec la présentation des motions : personne n’a mis en doute l’ancrage à Gauche de tous les socialistes, aucun n’a masqué les différences entre les divers choix, chacun a écouté et parlé en essayant de convaincre les militants sans attaques malvenues.
Ces différences allaient-elles montrer les regroupements possibles « de proximité de pensée » lors du Congrès de Reims, appuyer le rejet d’une synthèse molle sans ressort ni capacité de mobiliser les français, affirmer la volonté de constituer une majorité solide autour d’une ligne claire, d’objectifs stratégiques bien définis et d’une organisation efficace du PS. ? La question s’est posée : elle n’a eu pour réponse que la nécessité de créer un rapport de force pour donner aux dirigeants les armes pour mieux négocier sans exclusive à Reims.
Va-t-on une nouvelle fois laisser à quelques uns pouvoir de décider en notre nom de rapprochements, de ralliements ou de reniements pour construire un parti qui serait loin de la clarté pour n’être qu’un avatar de négociations obscures où l’on oublierait trop facilement les attentes des Français au profit d’intérêts de carrières ou de subtils équilibres de pouvoir ?
Ainsi il n’est pas possible de rester muet et sans réaction, d’autant qu’il semble que nombre de militants jugeant les dés pipés se désintéressent du vote et de ses résultats, et que les Français ne nous pardonnent pas nos insuffisances au moment où la crise les atteint et démontre la justesse de nos principes.
Puisque rapport de forces il y aura, qu’il faut ainsi distinguer les priorités fondamentales et les responsables qui les portent pour qu’ils soient incontournables dans un accord compréhensible par tous, militants et citoyens, et qu’il faut intervenir dans une bataille qui risque d’être la dernière pour le PS si elle est mal menée, j’ai fait mon choix.
Pour une motion qui a su déjà réunir 6 contributions, commencer une synthèse qu’il faut élargir à celles et ceux qui se retrouvent sur les mêmes bases fondamentales, bâtir des propositions de gauche analysant le monde tel qu’il est pour le transformer en faveur des peuples en France, en Europe et ailleurs.
Pour une motion qui veut réunir la Gauche sans refuser d’élargir à ceux qui suivraient nos principes et nos propositions, et qui donne à l’engagement international l’importance que la mondialisation exige.
Pour une motion qui veut un congrès de vérité, qui doit trancher entre nos différences pour donner la plus large majorité possible à ceux qui partagent l’essentiel, sans rechercher une synthèse globale mais artificielle recouvrant pour un temps les incompatibilités de pensée et d’action.
Cet engagement pour la motion « Clarté, Courage, Créativité… » avec B. Delanoë et bien d’autres militants ne vaut pas délégation aveugle : au Congrès de Reims, il doit se traduire par des négociations pour une indispensable synthèse majoritaire mais sur des principes et des priorités partagées, synthèse mobilisatrice des militants et sympathisants, et suffisamment forte pour convaincre nos concitoyens de la valeur de nos choix et de l’efficacité de nos actes. "
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